En 1967, les mini-jupes sont partout… et à Expo!

Une raison de plus ou de moins pour venir à Montréal?


Par Carmen Desmeules

Dimanche 6 août 1967

La Journée de la Jeunesse et la Journée de la Paix sont célébrés en ce jour à L’Exposition universelle à Montréal, date anniversaire de l’explosion nucléaire d’Hiroshima en 1945, seulement 22 ans auparavant.

De nombreuses allocutions, dont celle de Marcel Rioux, écrivain et sociologue, ponctuent les prestations artistiques de chants, poésie, danse, musique. Après les allocutions, Pierre Dupuy, commissaire général, allume le «flambeau de la paix» et cent colombes sont lâchées symboliquement.

Côté divertissement, un défilé de mode à gogo se déroule au pavillon de la Jeunesse sous le rythme de musiques yé-yé. En 1967, les mini-jupes sont partout… et à Expo!

Yves Jasmin, directeur des relations publiques, se souvient que le clergé n’approuvait pas la tenue d’une Exposition universelle et décourageait ses fidèles de s’y rendre :

« Il y avait une résistance. Il est trop tôt pour le reconnaître, mais la raison pour laquelle on a eu si peu de participation du Québec rural, c’est que le clergé s’opposait à ce que les gens aillent à l’Expo parce qu’il y avait des filles écourtichées, des communistes et tout ce que tu voudras. Ils ne voulaient pas que leurs ouailles aillent se faire pourrir l’esprit par Expo 67».

Ainsi, les régions furent nettement sous-représentées du point de vue des visiteurs : 4,8% pour les régions par rapport à 26,9% pour Montréal et les alentours, le plus grand nombre de visiteurs venant des États-Unis, à 44,8%.

Sources: Fonds d’Expo, Bibliothèque et Archives Canada; entrevue avec Yves Jasmin, mai 2016.



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